Demain au pays basque…

Les dernières heures à passer en Béarn seront pluvieuses. Hier soir nous avons juste eu le temps de dîner dehors Christine, Jean-Michel, Thierry et moi ainsi que notre hôte Domi, avant un déluge de pluie dans un ciel gris bien foncé. Le départ se fait a 8h30 pétante, ciel humide, plus de pluie, sol mouillé. Thierry réorganise ses derniers jours vers St Jean Pied de Port, on s’échauffe tranquille. La pluie de la veille a laissé des traces dans les champs d’herbes hautes qui sont toutes couchées, le vent a été fort aussi.

Nous croisons la route de Basile et de son maître, Thomas. Prêt à toute éventualité en cas de changement de temps. Au loin on devine les Pyrénées plus qu’on ne les voit, pris dans les brumes matinales encore. Le chemin est très agréable, en sous bois et pas trop humide.

La petite troupe de 5/6 pèlerins qui se sont regroupés s’allonge doucement le long du chemin. Nous traversons Argagnon, vue de la petite église, puis du gave de Pau (gave : hydronyme préceltique désignant de manière générale un cours d’eau), et l’A64. A 11:30 le ciel est toujours menaçant avec quelques belles apparitions de soleil.

La température est idéale, ni trop chaud ni froid en tee-shirt, on se réjouit de passer à coté de la pluie en cette fin de matinée. J’en profite pour écouter un peu de musique, marchant seul chacun ayant son rythme.

A cette occasion voici ma proposition musicale, tube de 1975, qui m’a bien entrainé en marchant.

Un petit chemin boueux nous rappelle à son bon souvenir, la pluie d’hier a ramolli les zones peu ensoleillées, attention il y a toujours un risque de glissade … première annonce de notre gîte du jour sur un arbre à quelques kilomètres d’y arriver. A Sauvelade je prends une photo du ciel chargé qui s’amoncelle derrière nous, et en me retournant une de l’église en plein soleil. Le contraste est fort, on va vite le découvrir. Cette belle église propose un montage vidéo de 20 minutes retraçant son histoire de 1127 à nos jours. A l’issue un bruit étrange de gouttière nous fait vite comprendre que les nuages vus peu avant sont au dessus de nos têtes, et ça dégringole !!

Je revêt ma cape en sortant, mais 15m plus loin il y a un bar, occasion de s’arrêter pour déjeuner. Thierry est devant je pense, il n’en n’est rien, il est allé voir une relique, puis a pris un chemin « à aléas de surface ». 30mn plus tard je repars, plus d’eau … je remercie le monsieur en passant et en pensée … Les panneaux indicateurs confirment que je suis sur le bon chemin, et de compostelle, et du gîte du jour.

L’eau se dissipe à la surface du bitume sous l’effet de la chaleur qui revient. J’arriverai vers 14h15 au gîte dessinemoiunchemin. J’y retrouve Thierry qui me raconte ses exploits.

Nous allons nous installer, deux pèlerins, Jean-Michel et Christelle, passent au moment où la pluie tombe à nouveau. Ils enfilent leur cape et filent sans attendre vers Navarrenx. Ce sera notre destination de demain. Thierry m’explique alors que le chemin à surface instable mentionné précédemment l’a fait glisser par surprise : résultat un séant meurtri et une belle lessive en perspective. On en connaît une paire, de pèlerines, qui vont se gausser …

Cette étape de 20km à peine aura été bien agréable en réussissant à déjouer la météo capricieuse. Demain sera une autre histoire, mais il semble que nous serons préservés. A suivre…

Arthez de Béarn

Bienvenue en Béarn, nous sommes en Pyrénées atlantiques, 64. Et au départ ce matin il y a à l’entrée du gîte une balance pour peser le sac. Je suis content de constater qu’il ne fait que 9,5kg avec 1l d’eau, 2 pommes granny, 1 boîte de sardines, et 200g de mélange amandes raisins secs. J’ai ôté 2,4kg depuis le départ en 3 réexpéditions, et je peux encore enlever 300 à 400g. Leçon à retenir pour une prochaine fois. La météo est bonne, couverture nuageuse puis éclaircies en prévision. Départ 8h pétante.

Je franchis le Luy de Béarn, petite rivière encore bien haute des pluies précédentes. Une vache blonde à l’air placide me propose son profile puis sa face pour la photo : elle ne sourit pas beaucoup … Je pensais en avoir fini avec les champs mais point du tout. Les dernières semailles de maïs sont en cours et les tracteurs s’activent à faire de beaux tracés bien parallèles.

La collection de fleurs s’accroit de nouvelles prises. J’ai même trouvé des toutes petites fraises de bois sauvages en bord de route !! Et le ciel reste obstrué par les nuages une bonne partie de la matinée.

A Géus-d’Arzacq passage rapide par l’église, toute simple, un bon moyen de récupérer un peu, de trouver aussi un peu de fraîcheur car le ciel s’est éclairci enfin. Vers 9h35 le vent s’est un peu levé et a poussé les nuages.

Bientôt Pomps pour la pause café du matin. J’en entends d’ici me dire « un coup de pompe à Pomps ?» … et oui et ça ne doit pas être les premiers …🤣 Les alignements des rangées de graines de maïs sont d’une précision absolue, bel effet visuel ! De Pomps il ne restera que 9km pour Arthez de Béarn, puis une petite distance pour le gîte à la sortie de la ville.

Il y a au détour de petites routes de très très belles maisons cachées dans des recoins. C’est isolé certes mais joli. Les panneaux indicateurs des chemins montrent bien que nous sommes dans une région à forte culture linguistique.

Arrivant à Castillon, c’est par le cimetière qui longe la route qu’on émerge au bout d’une côte, le garde champêtre m’indique être aux prises avec une couleuvre et ne sait comment la déloger. Je vais voir la bête, superbe couleuvre verte de 1m20 de long au moins. Elle refuse de quitter l’ombre du muret. Finalement il parviendra à la lever avec un outil et la basculer de l’autre coté du mur dans un champs. Beaucoup de dorures dans cette petite église de Castillon, c’est chargé !

Dans un chemin de sous bois je croise une nouvelle maxime de l’alchimiste, RV mercredi chez lui à Navarrenx, « ne rien attendre c’est recevoir » …. Je vous laisse réfléchir, vous avez 4h ! En guise de réflexion je trouve un coin d’ombre au fond d’un champ, éloigné du chemin. Au menu en provenance de l’épicerie de Pomps, jambon de pays délicieux, fromage de brebis aussi bon, demi baguette fraîche, un œuf dur (absent de la photo) et la traditionnelle pomme granny.

Le bestiaire du jour est varié, outre une seconde vache pas vache du tout, j’ai surpris une biche dans le champs que je traversais. Au début elle ne m’a pas vu, puis ce fut taïau taïau.

Cette apparition était juste au pied de la chapelle de Caubin avant l’entrée à Arthez-de-Béarn.

J’étais arrivé à destination, ou presque. Le gîte est à 3km de l’entrée du village. Et une nouvelle entrée au bestiaire du chemin avec cette superbe biquette miniature. J’ai pris en photo le gîte du boulanger dans le village, réputé semble t il mais je l’ai su tardivement. Du coup au gîte suivant, « le pingouin alternatif », qui est aussi un bar ce fut la pause bière. Arrivée ensuite chez Domi, 20km quasi tout rond.

Et puis Thierry est aussi arrivé, il a fait un bon 32km en un temps record ! Après quelques essais de photos avec retardateur nous avons refait l’une demandée par Maud, comprenant nous deux, une gourde et un rond de pierre. Comprenne qui pourra c’est un joke restreint … 😂😂

J-7

J’entame les 7 derniers jours de cette marche. A la fois c’est un compte a rebours pour la hâte de rentrer et retrouver les proches, mais aussi la fin de ces 40 jours de rencontres si riches.

Quoi qu’il en soit aujourd’hui une étape de 20km comme toutes les prochaines à l’exception de mercredi, pas plus de 15, et la dernière samedi avec 25 ou 27 environ. Le temps hier était à l’orage, les nuages se sont accumulés, tonnerre et un peu de pluie. Les montagnes étaient belles au loin. Le gîte était partagé avec Béatrice, barcelonaise parisienne au français parfait. Irene, notre hôte, nous a chouchouté avec un super dîner et un accueil très chaleureux. Encore un gîte vraiment agréable et plaisant. Après le petit déjeuner bien copieux pour tenir la matinée, départ sous un ciel gris et bas, pas de pluie annoncée. Température clémente, tee-shirt de mise. A la sortie du village de Pimbo il y a une superbe villa avec piscine et vue dégagée sur la vallée et les Pyrénées au fond, cachés par la grisaille ce jour.

Je ne vais pas tarder à me rendre compte que le changement vers le 64 s’opère rapidement : d’abord la topographie. Dès la sortie du village je vais enchaîner des petites montées et descentes passant d’un versant à un autre de colline. Plus d’immensité de champs quasiment. Le vert est plus présent partout. Un magnifique cheval me salue au passage, alors que juste après on voit que les chevaux mécaniques sont mal en point eux. Un peu plus de 900km pour Compostelle, j’en aurai 770 à St Jean pied de port.

Le chemin du jour sera bien plus agréable qu’hier. Hormis 2km de bitume au départ et 2 autres à l’arrivée, le reste sera en sous bois ou entre des champs. Du coup la flore est plus variée : je capture un pêcher chargé de fruits qui mûrissent tranquillement. J’adore les poules, quand je les photographie on dirait qu’elles posent.

Les derniers champs que je longe sont en activité. Nous sommes dimanche mais les semaillent ne sont pas finies. Les tracteurs s’affairent, c’est pour du maïs à cette époque tardive. Ils profitent des 4-5 jours sans pluie pour bien herser puis semer, la terre est humide à point mais pas trop. Je ne résiste pas à faire poser cet escargot, magnifique spécimen je trouve. Rapidement j’ai rejoins Arzacq, à 4km du départ, où un dessinateur humoristique à laissé exposé son œuvre. Pause café croissant au village, c’est dimanche !! Peu de monde sur le chemin pour l’instant et en fait je marcherai tout seul toute la matinée. Moment agréable car aucun bruit de circulation, juste les oiseaux et la nature.

A la sortie du village un chemin longe un immense étang, quelques pêcheurs tentent leur chance. Un espace de camping est disponible un peu plus loin pour les itinérants, un vieux chêne attenant sert de réceptacle à reliques pour ce « camp’hostel ». Encore des poules, et la confirmation que le terrain se vallonne de plus en plus.

Une nouvelle ardoise de l’alchimiste est accrochée dans un arbre, je vous laisse juger de la justesse du propos. Magnifique demeure que ce moulin de Louvigny. Juste après sur une portion de route un couple d’hirondelles faisaient des allers retours pour capturer des insectes. J’ai essayé de me faire oublier sur le bas coté et de capter leur passage : leur vol est une prouesse de rase motte près du sol et de virages à 90 degrés en quelques centimètres !!! Pas facile de les attraper avec mon iPhone.

L’église de Louvigny doit être une construction très récente, moderne de l’extérieur, petite et fonctionnelle. Est ce une chapelle plutôt ? Je ne suis pas expert en la matière … en tout cas pas de miracle le ciel est toujours chargé et je sens comme une bruine très fine parfois. Les autorités locales ont pris soin de prévenir les véhicules de la présence des marcheurs. Je le précise car ce panneau ne signifie pas «  pas plus de 30 marcheurs » ni même «  vitesse maxi 30 pour les marcheurs » !!

Pendant ce moment de la matinée j’en profite pour écouter de la musique avec mes écouteurs légers sur le téléphone. C’est agréable, je vous partage la recommandation du jour :

Je croise enfin du bétail à nouveau, plus de champs mais des pâturages, je les approche pour une photo, elles posent dirait on. Les foins ont été coupés et emballés déjà, prêts pour l’hiver prochain. Un petit oiseau fera des efforts inouïs et preuve de courage pour attirer mon attention. Sans doute en passant dans le chemin je suis proche du nid, du coup il sautille devant moi tant que je suis trop près. Je réussirai à le photographier malgré ses sauts répétés.

En haut d’une colline je croise un pellerin à contre sens, il va par là et moi par ici. Bonjour, bonjour, buen camino et hop il disparaît. Arrivé enfin à Larreule, terme de la marche du jour, il est 13h30, idéal pour le menu sandwich + pomme du jour.

20km tout rond, en un peu moins de 5h dans la matinée je n’ai pas traîné pour atteindre le gîte à la ferme de Larreule. L’approche du retour se fait sentir quoi que j’en dise … Je goûte une bonne bière pression locale méritée avant de rédiger cet article et repos avant le dîner. Bonne nouvelle ce soir j’ai eu Thierry au téléphone, on se retrouve demain au gîte de l’étape, il a filé vite, c’est sympa et j’ai hâte d’y être.

Pimbo !!!

Arrivé à Pimbo (40320) ce jour.

Je coupe l’herbe sous le pied de ceux qui m’auraient conseillé cette recommandation musicale de circonstance. Trop kitch la vidéo !

Petit retour en arrière à propos du gîte de Christelle et Franck chez qui j’étais hier. Super accueil, chambre tout confort, dîner tous les trois et échanges intéressants. Je recommande d’y aller y compris si vous n’êtes que de passage à aire sur adour. Départ en short il va faire très chaud, 30 degrés annoncés.

En traversant la ville petit passage rapide par la cathédrale au centre puis l’église Ste Quitterie. Les marques de Compostelle me guident vers la sortie.

La journée ne sera pas très enthousiasmante en terme de paysage : des champs des champs grands très grands. Le tout en marchant essentiellement sur du bitume, petites départementales fréquentées par les tracteurs surtout. Hormis au départ où en sortant de la ville je vais longer en sous bois un lac pendant un petit km. A la pause de 11h je trouve une ardoise de l’alchimiste … encore une.

A Miramont après avoir déjeuné dans un champs à l’ombre, je profite du bar boulangerie pour me désaltérer, passage par l’église. Je vais à Pimbo, 7km, mais une variante permet d’écourter de 2 ou 3 km. Je vais en profiter. Les vaches du coin ont la corne droite qui pousse de travers : problème génétique ? Elles doivent être soeurs…

Après une dernière montée «  surprise », c’est toujours le cas soit au départ soit en arrivant il y a une montée, l’église de Pimbo se dresse sur une colline. 6h pour un peu plus de 25km. La prochaine longue étape sera la dernière vers St Jean Pied de Port, d’ici là elles feront environ 20km, la distance idéale. Après douche et lessive et l’accueil de Irene au gîte, je vais déguster une bonne glace, en ayant au préalable capturé quelques fleurs dans le jardin arrière de l’église. La vue sur les montagnes Pyrénées se précise mais un front nuageux annonce de la pluie prochainement et on commence à entendre gronder le tonnerre. Je suis rentré dans les Landes il y a 2 jours à Aire, et déjà après demain ce sera le 64 : Pyrénées atlantiques.

Soleil, chaleur vers Aire sur l’Adour

Avant de commencer la journée petit rappel de la veille. Arrivé tôt, douche et lessive faites, j’ai pu tenter de photographier des abeilles sur un arbre en fleur dans le jardin. Voici le résultat

Avant le petit déjeuner un petit tour à l’extérieur, tout est silencieux, le soleil déjà levé vers 7h. Je serai le premier à partir. Rodrigo et ses 37km a dormi tard, Karine elle a un rhume elle n’a pas réussi à dormir, Philipe et Christine prennent leur temps. 8h30 c’est partit donc pour 22km environ vers Aire sur l’Adour.

Pas grand chose à noter pour cette journée. Je vais longer des champs, très grands, des vignes aussi. Au loin on continue à voir les Pyrénées avec netteté dans ce beau ciel bleu.

Du coup photos de fleurs et d’une magnifique limace colorée et grande. Un petit clin d’œil à mon épouse « fan » de T. Pesquet … j’ai trouvé son adresse Véro 😉😗.

Au sortir du seul village traversé, Lelin Lapujolle, je trouve un snack pour mon sandwich. On discute un bout avec le préposé à la tonte des bords de route départementale du coin. Les bordelaises lui demande un « bla bla car » sans succès. Cette belle chenille est un papillon Cossus Gâte bois, info essentielle ! 😊. Et je longerai des champs ensuite le long d’une route en bitume jusqu’à Barcelone du Gers puis Aire. Une étape par terrible pour le paysage. Néanmoins à l’approche de Aire pendant 45mn je suivrai les évolutions d’un planeur en prise d’altitude puis transition et ainsi de suite.

Et toujours ce planeur en arrivant dans Aire, il survole les habitations presque. Passage par l’église de Barcelone du Gers.

Arrivée à Aire Sur l’Adour, j’aperçois Astrid et Suzanne au bord de la rivière. On discute et se donne RV pour un verre vers 17h. D’ailleurs je ne vais pas tarder à y aller, mon gîte est un peu excentré. Au final un petit 21km, tout va bien c’est dans ma pratique courante. Demain on remet cela.

Vers le chemin de Labarbe

Aucun lien entre la pilosité du menton qui s’allonge, pas emporté de rasoir par économie de poids, et la destination de ce soir, c’est bien de labarbe qu’il s’agit. On verra à la fin.

Ce matin sortie avant le petit dej pour tester la température au soleil levant, déjà bien levé. Il fait déjà bon et la journée s’annonce belle. Nous avons été reçus superbement dans le gîte de Marie-Laurence, au chemin enchantant, autant pour le site, le dîner, le petit dej et son accueil. Je recommande. Au moment du départ elle nous fait tirer une petite carte ardoise parmi un ensemble. Ce sont des reprises copies de celles apposées par l’alchimiste, un hébergeant pèlerin de Navarrenx. D’ailleurs je serai chez lui le 15 mai. Voici celle que j’ai tirée au hasard, message sympa. J’ai rajouté la photo prise le 30 avril d’une des ardoises de l’Alchimiste rencontrée en chemin. Il pleuvait et je me disais que je la posterai en précisant « le chemin est beau parce que tu le fais… mais quand il pleut c’est pas tip top !! ». J’ai oublié, la voici. Un beau lavoir en excellente conservation trône à la sortie de Manciet, il devait accueillir du monde ! Je me dis que le progrès a du bon tout de même.

Le début de la journée nous emmène pour quelques kilomètres sur une départementale où nous croisons de vieux véhicules type coupés sport. Je pense à ceux vus à Cajarc à l’occasion du passage du Tour de France auto, soit ils remontent vers Paris, soit ils sont allés à Nogaro tourner sur le circuit et repartent. Je n’ai pas la réponse.

Au bout de 2 à 3km on investit enfin un chemin. J’alternerai chemin entres les champs de vignes et en sous bois, sans beaucoup de macadam, c’est bien mieux pour les pieds. Du coup j’en profite pour faire des photos soit en gros plan soit en trompe l’oeil : sur la première on dirait des graminées en suspension en l’air. Ensuite j’ai voulu capturer les gouttes de rosée, et enfin j’ai retrouvé mon ombre disparue depuis plusieurs jours.

Au détour d’une vigne on aperçoit de nouveau les Pyrénées plein sud. Encore loin. Un papillon n’est pas effarouché par mon approche, je saisis son arrêt sur un brin d’herbe. Les vignes se développent bien, croisons les doigts pour une bonne cuvée 2024. J’arrive à l’église de l’hôpital Ste Christie. Les bordelaises Isabelle, Céline et Krislaine suivent, elles vont chanter un petit air. Si Thierry était là il aurait repris avec elles.

Petit extrait de leur chant :

Après cet intermède reposant je repars, on se croisera à nouveau vers l’heure du repas et à l’arrivée au gîte avec les bordelaises. A 5 ou 6 km de Nogaro sur un point de vue j’entends déjà les bruits de moteur provenant du circuit proche de la ville : des motos, cela se confirmera en m’approchant.

Avant d’arriver à Nogaro, où je m’approvisionnerai pour le déjeuner, je surprend la danse de deux papillons qui ne s’occupent pas de moi, je fais de mon mieux pour les capter en vol avec le smartphone. Je n’ai pas fais aussi bien que l’abeille hier mais c’est pas mal.

Nogaro est en vue, je vois même le circuit à côté, je devine les profils des motos qui tournent. Je les entendrai jusqu’à la sortie de la ville et après … pour habiter là il doit falloir aimer cela …

Après un bon double expresso vers 11h en ville accompagné d’un Perrier rondelle (qu’est ce que c’est bon !!! Un bonheur simple) et doté de mon sandwich poulet tomates laitue mayo je me mets en quête d’un point de chute pour déjeuner tranquille après la ville. Je jette mon dévolu sur un carré de grandes herbes en bord de vignes près du sous bois. Repos bien agréable et vu sur le ciel bien bleu.

Je repars vers 13h, le gîte ouvre à 15h il reste 6 ou 7km … impeccable ! Et les chemins boueux se rappellent au souvenir du pèlerin. La chaleur aidant la boue est un peu moins amoureuse que les jours précédents. Néanmoins la boue tend toujours à épouser amoureusement les pieds, elle s’y colle encore sans insister. Un peu comme un baiser tendre sur les lèvres, mais sans la langue. Amoureux mais pas baveux … vous voyez l’image. Néanmoins une dernière parcelle à décider de nous faire revenir à l’âge ado et pour le coup c’est plutôt baveux et je suis en désamour avec la gadoue. Dernier effort et retour au milieu des champs, des boutons d’or.

A 14h30 pratiquement j’entre dans le chemin de Labarbe, celui dont je parlais au début. Bientôt l’arrivée au gîte éponyme. Un accueil est proposé aussi aux pèlerins de passage, eau fraiche, boissons froides et chaudes sont proposées en libre service contre donativo. On approche des landes, maison de forme large, colombages, et un grand terrain d’herbe fraichement coupée. Ce soir nous dineront dehors sous une tonnelle. Je vois passer les amies bordelaises, Sandrine et Laurence au même gîte hier, et Astrid et Jean-François. Je retrouverai un peu plus tard dans le gîte Rodrigo croisé à St Come d’Olt, le 18 avril. On discutera à table de nos parcours.

Maintenant c’est détente.

4 semaines et un jour

Ce matin je démarre la cinquième semaine de cette marche vers St Jean-Pied-de-Port. 550 km parcourus, il en reste environ 220km, j’y serai le 18 mai. En 2023 je m’étais arrêté au 28 eme jour et 500km, davantage par perte de motivation aussi car la voie de Tours est peu fréquentée : 10 pèlerins en un mois avec qui échanger c’est peu. Alors que ma liste actuelle des personnes croisées et re croisées ne cesse de s’allonger. Encore 10 jours de randonnées, à profiter de ce moment un peu particulier, et aussi envie d’être rentré bientôt, retrouver ceux qui me sont chers, les amis, mes loisirs, bref la maison, le bercail.

En attendant, ce matin départ du Mille Bornes (point d’où il resterait 1000km vers Santiago). Hier soir après une dernière pluie bien dense le soleil nous a gratifié d’un coucher un peu timide derrière les nuages. Je l’ai capturé ainsi que cette fleur devant le gîte. Ce matin à 7h (et oui un jour férié aussi le pèlerin se lève tôt) j’ai repris en photo le paysage et la fleur.

Et puis il fut temps de mettre les voiles vers 8h15 comme d’habitude. Jean-François et Astrid partent aussi, Karine, Sophie et Didier … un chapelet de marcheurs. Une petite chapelle est au pied du gîte, on y a trouvé deux pèlerins y ayant passé la nuit, ils ont dû se geler, c’est froid. Pour rejoindre Manciet dans la journée je passerai d’abord par Éauze. Ce nom de ville m’est familier car je me souviens avoir regardé des vidéos de rencontres de grands planeurs RC (radio commandés), alors que je débutait ce loisir il y a 20 ans.

Entre le gîte et Éauze une voie verte est aménagée, avec une bordure aménagée pour ne pas marcher sur le bitume. 6km ainsi, suis un couvert boisé, il fait bon, déjà en tee-shirt en prévision de la journée qui sera ensoleillée et chaude. Tant mieux enfin !!! Je vous passe la collection de limaces que j’aurai pu prendre en photos, il y en avait partout au point de faire attention de ne pas les écraser en marchant. Preuve que le temps a été très très humide. Et finalement en quittant cette voie le soleil perce enfin vraiment.

Une playlist musicale m’a accompagné partiellement le long de cette voie, voici un extrait pour ma recommandation du jour, une reprise des beach boys.

Arrivé à Éauze passage par la boulangerie pour le sandwich du midi et une chocolatine à déguster avec un bon café. J’ai bien commandé une chocolatine car si j’avais demandé un pain au chocolat je sens bien que dans cette région cela crée une crispation immédiate. Et j’avais faim !!! Les compères Jean-François et Astrid se réchauffent au soleil, je fais un tour à la cathédrale qui subit pas mal de travaux de réfection. Quand on voit l’assemblage de pierres très différentes dans ces hauts murs on comprend les besoins de consolidation.

La sortie de la ville s’est effectuée tranquillement et vite, petite ville, sous le salut des legos géants dessinés sur une façade de maison. Les champs de vignes succèdent aux champs de vignes, le soleil aidant les abeilles butinent de concert sur toutes les plantes possibles. Le bruit des insectes volants aujourd’hui a été impressionnant, alors que les jours précédents on ne les entendait presque pas.

Malgré ce réchauffement bienvenu enfin, les chemins sont encore bien humides et peu praticables : battons indispensables toujours. Du coup vers midi le premier carré d’herbe sèche a fait l’affaire à l’ombre d’un grand arbre pour me poser et déjeuner de ce bon sandwich accompagné d’une pomme. L’état des chaussures révèle la difficulté de marcher «  proprement » en ce moment.

J’ai ensuite été rejoint par Karine, absente des photos car repartie rapidement, puis Astrid et Suzanne, qui passent le bonjour à Thierry, compagnon de chambrée si je puis dire. Et enfin Jean-François et Astrid. Après un moment de sieste rapide je me suis mis en quête de faire une photo d’abeille sur une fleur. Ayant rampé sans qu’ils comprennent ce que je faisais j’ai réussi cette image par chance, mais très content du résultat !!!

Au moment de quitter le restaurant nature que nous avions choisi nous avons fait le selfi de circonstance tous les 5. Ce magnifique chêne est en fin de vie, immense ramure de ses branches sans plus aucun feuillage. Et puis arrivée enfin à Manciet, par ses arènes, mais point de corrida aussi, que des courses de vachettes. Le gîte «  le chemin enchantant » est face à l’église. Une petite étape de 19km, il est 15h on cherchera et trouvera avec Laurence et Sandrine ainsi que JF et Astrid un café ouvert pour nous pour une bonne bière désaltérante.

Au pays de l’Armagnac

Tout d’abord concernant la mention à rayer d’hier ce n’est aucune des deux car nous eûmes ce jour et du soleil et de la pluie … ça c’est validé. Autre point validé : l’accueil du gîte la ferme du taulet. Je vous laisse découvrir la vidéo promotionnelle d’Alain qui exploite sa ferme. Allez directement à la minute 7’, vous découvrirez le personnage, il a 67 ans désormais, est à la retraite mais continue d’exploiter, sauf qu’au lieu d’y passer +70h par semaine il n’en fait plus que 40. 😜

Je vous partage en vrac l’accueil dégustation apéritif qu’il nous a fait à 19h30 avant le dîner. C’est presque inhabituel car le dîner dans les gîtes a lieu plutôt à 19h. Nous avons testé le Flosc de Gascogne, rouge puis blanc et pour finir un armagnac 11 ans d’âge, 57 degrés. Laurent a repéré un jambon en fin de maturation accroché au plafond … Alain ne jure que par les pèlerins du chemin qui viennent aussi faire les vendanges (je vous renvoie à la vidéo). D’ailleurs Jean-Pierre, routier retraité de la région Nantaise, a pris rendez-vous pour les prochaines …

Bien sûr on a tous pensé à la fameuse scène des bronzés …

Nous avons enchaîné par un dîner dans la maison de Alain et Martine, partagé avec eux. Qui s’est achevé sur un gâteau arrosé de vieil armagnac, la grande bouteille de 3L aux armes de Alain Carrére AC sa marque. Sophie a bien apprécié le gâteau tout comme Jean-Pierre et tous les autres.

Et Alain nous avait dit en pratique bio les alcools même forts se supportent très bien et le lendemain on est frais. Ce qui donne mal à la tête se sont les sulfites. Je ne sais pas si c’est vrai mais en tout cas on a tous bien dormi, et en forme pour le départ. Ciel « encourageant«  malgré un front bien large on avisera plus tard sur l’évolution de la météo. Pour l’instant les rivières sont gonflées et chargées de boue.

Tout en continuant la mise à jour de l’album floral et animal de cette ballade vers St Jean-Pied-de-Port, mon oreille est attiré par le bruit d’avion militaire en altitude. La formation et la direction me font penser que Xi Xing Ping avec E. Macron se déplace vers les Pyrénées (je suis un peu les infos).

Concernant le centre de déformatage, j’ai fait une petite recherche : ils proposent des stages de communication non violente (empathie, apprendre à dire non, …). Je vous laisse rechercher et découvrir … Quant à machin indiqué sur la panneau je n’ai pas trouvé à quel truc cela faisait référence…

Tout cela m’amène vers 11h et 13km à Montréal … du Gers, hein pas au Canada quand même … j’ai un bon rythme mais pas à cet point ! La fleur jaune et rouge est un « tison de satan », bien nommé vues la couleur et la forme ! Quant au « rince quenottes» annoncé sur la barrique à l’entrée de la ville il est conseillé de ne pas laisser les dents du fond tremper longtemps avec, sinon elles tombent …

Je fais la halte déjeuner à Montréal du Gers, j’y retrouve les deux copines de Thierry, Astrid et Suzanne, elles te passent le bonjour d’ailleurs et espèrent te revoir. Accélère disent elles 😄. Une averse se met à tomber fortement, je prends mon temps et discutons tous les trois. Une fois le ciel plus clément je repars, le gîte de destination est à 8km, l’affaire de 2 petites heures.

Jusqu’à présent les chemins avaient été à peu près praticables, ce sera moins le cas ensuite. D’abord un petit bout de bitume partagé avec les vélos sur une voie verte très agréable. En sortant de la couverture des arbres je retrouve des champs de vigne de plus en plus grands, avec un ciel encore plus chargé que jamais.

Il y a sur le parcours de superbes jardins très fleuris, de bons amateurs de plantation et d’entretien, je leur tire mon chapeau parce que ce n’est pas mon passe temps préféré. J’arrive finalement au « mille bornes » le gîte de ce soir. J’y retrouverai plus tard Astrid et Suzanne qui arriveront et attendront leur responsable de gite hors chemin venu les chercher en voiture. Ainsi que Astrid et Jean-François rencontrés il y a quatre jours et croisés à nouveau samedi lorsqu’ils cherchaient un gîte de remplacement. Et enfin Carla qui partageait la chambre du gîte à La Romieu. Bref on se croise et se décroise sur ce chemin sans arrêt. Une fois posé, douché et lessive faite la pluie s’est mise à tomber d’un coup en mode intense … demain Soleil ??? Je m’adresserai à Mme Irma et plus Mme Météo …

La pluie est au rendez vous

La météo le disait il y aurait du soleil / de la pluie aujourd’hui (rayez les mentions inutiles). Et en effet il / elle était bien là toute la journée, même si vers 17h le ciel s’est assombri / illuminé et qu’une ondée / éclaircie est passée (rayez encore les mentions inutiles).

Hier soir vers 18h ciel noir, pluie à verse et coups de tonnerre … j’annule le resto réservé à 800m de là : pas envie de finir en serpillère à deux pattes. Du coup je me félicite des courses faites à Lectoure : sardines à l’huile, raviolis, pomme !! Dîner simple rapide excellent !!! En tête à tête avec moi même. De toute façon hier soir je partageais la chambre avec une américaine Carla du wisconsin qui a passé son temps au téléphone, et à côté deux belges flamandes (pour elles il n’y a que des belges…). Néanmoins Marlène et Sophie, sa belle fille, ne parlant que peu le français le dîner seul fut très bien. D’autant que j’appris au petit déjeuner que malheureusement le fils de Marlène est décédé en décembre dernier, et bien qu’il était séparé de Sophie avant elles sont restées très proches.

Déception sur ce gîte, la première significative. Estelle qui le tient vient d’ouvrir en 2024 mais je pense qu’elle n’a pas l’expérience du pèlerin. Pas de prises multiple en chambre pour recharger, 2 rouleaux de PQ pour 6 personnes, donc pénurie le matin, heureusement un pèlerin avait son stock. Et une baguette au petit dej pour 6 encore … elle n’a jamais marché, avec 2500 calories dépensées, c’est peu à manger. La boulangerie étant presque attenante je suis allé en chercher une autre. Elle loue ses chambres en complément de revenu, le chemin devient très touristique. Cette semaine tout est plein, beaucoup ont du mal à réserver, c’est le rush !

Pour en revenir à la journée la dernière photo annonce la couleur : avec toute la pluie de la nuit les chemins sont de nouveau détrempés.

L’étape comportait 3 parties : de La Romieu à Castelnau sur l’Auvignon, puis Condom et Larressingle. Premier bout court de 3 km vers Castelnau, et déjà les pieds tout crottés. Petit village sympa : ses fleurs, son église, son escargot … et voilà en sortant du village qu’il se met à pleuvoir : je hisse la cape et ne la quitterai plus.

Toujours de belles bâtisses dans cette région, avec vue imprenable sur des champs immenses. Un coin où il doit faire bon vivre à condition d’aimer être un peu loin de tout …

Ensuite direction Condom, 12km dans des conditions difficiles. Les pieds ne sont jamais stables, glissades assurées, les deux bâtons sont indispensables, éviter à tout prix de tomber. Voilà un petit aperçu des types de chemins parcourus. Devrais-je dire patinés ??? On a dû passer des petits rus grossis par l’eau en prenant garde de ne pas y tomber un pied. Le bas des champs ressemblaient à des baignoires : choisir la bonne trajectoire est essentiel. Je valide que mes chaussures sont excellentes : malgré un pied qui s’est enfoncé dans ce que je pensais être une motte «  solide », mon pied a disparu sous l’eau. Recommendation : chaussure montante à la cheville, laçage serré mais pas trop, cuir étanche et protégé. Résultat les pieds sont au sec ce soir !! Mais cela a été chaud, et fatiguant de fournir les efforts de maintien en équilibre. Ma maîtrise du patin à glace a dû m’aider dans ce domaine.

En tout cas c’est la fête pour les grenouilles !

Finalement arrivé à Condom sous l’eau encore, mais pas la tête à visiter. Juste un petit tour à la cathédrale, puis un perrier citron au café en face. D’autant plus qu’ils sont en train de préparer les fêtes votives pour le week end prochain : les bandas. Autant dire que les pèlerins qui y passeront auront intérêt à se sauver, 50000 personnes attendues. Sûrement plus un gîte de disponible. Les mousquetaires en sont restés de «  marbre ».

Peu après 13h les nuages s’estompent un tout petit peu… les vignes sont de plus en plus présentes sur ce chemin de compostelle. Et me voici rendu à destination à la ferme du Taullet. J’espère que le dîner sera à la hauteur des espérances données par leur pancarte d’accueil ☺️.

L’endroit est très bucolique et typique. Rien de tel que de pouvoir se masser les pieds à L’Akileïne Relax avec une petite bière, au soleil, après la lessive et la douche, en regardant les ânes paitre tranquillement. Demain soleil / pluie à volonté !! (Rayez la mention inutile).

Soleil au rendez vous !

La météo le disait il y aurait du soleil aujourd’hui. Et en effet il était bien là toute la journée, même si vers 17h le ciel s’est assombri et qu’une ondée est passée. Le ciel est superbe, la vue du haut de Lectoure englobe toute la vallée et Angélique m’accompagne à la limite de la ville avant de remonter avec la malle postale (service de transport de bagages et de personnes) vers Conques et son véhicule. Je m’engage ensuite sur la route d’Artagnan, tout un programme.

A vrai dire les 6 premiers km sont un peu lassants, sur une départementale. Définitivement je n’aime pas le bitume … Les champs sont de plus en plus grands, j’en conclus que les remembrements ont fait disparaitre nombre de chemins. Il faut s’y faire. Ce qui n’enlève rien au charme des paysages et couleurs des végétaux en cette période pré estivale.

Heureusement à l’approche du petit village de Marsolan on retrouve des chemins de terre. Petit tour par l’église qui est assez grande malgré la taille du village. Une épicerie bar est ouverte ce matin, j’en profite pour un café. J’y retrouve Gary, Céline et Emmy. On se croise tous les jours !! Et je les reverrai à La Romieu, destination finale.

Moment de calme dans cette église dans laquelle une musique est diffusée. J’avoue que c’est très reposant et énergisant pour repartir ensuite. Surtout que pendant que je prenais le café tranquillement un groupe de 4 à coté jugeait utile de partager leur conversation et humour avec toute la place ….

La suite est beaucoup plus sympa car les chemins passaient des champs aux bois et ainsi de suite. Le ciel était juste parsemé de quelques bandes nuageuses. La température commence à remonter, une bonne suée cette matinée donc. Au loin ce que je croyais être La Romieu est en fait Castelnau sur l’Auvignon, que je traverserai demain car le chemin fait une boucle. On voit que le climat change et cela est perceptible par les évolutions de culture : ici un champ de jeunes oliviers qui devront donner leurs fruits quand les températures auront grimpé.

Vers midi je trouve un coin d’herbes hautes dans un chemin un peu à l’écart du passage des pèlerins. Il faut dire que nous sommes dimanche, beaucoup de marcheurs ont repris une marche entamée l’an passé et stoppée à Lectoure, avec la semaine de ponts du 8 mai. Du coup beaucoup de monde au départ ce matin. Ils passent et je mange mon sandwich «  jambon de pays – crudités (carottes & salade) » tout en délassant les orteils !!! Ça c’est agréable …

Il y a ici en bord de chemin et de champs de superbes demeures, dans un paysage de tranquillité totale. Aux abords de La Romieu qui n’est plus qu’à 4 ou 5km après la pause déjeuner, on passe le long d’une exploitation de prunier qui fait du pruneau (Agen est à quelques encablures) : des alignements d’arbres vont pouvoir alimenter les centaines de cageots en plastique qui attendent sous les hangars.

En passant le long des arbres fruitiers j’entendais le bourdonnement distinct des centaines de milliers d’abeilles qui butinent et polinisent les fruitiers et les fleurs. A l’approche de la collégiale que l’on voit de loin, majestueuse, il y a un parc floral superbe, mais fermé ce dimanche.

Une curiosité à l’entrée de la ville : cet arbre «  collégial » qui est en fait un lieu de repos pour les pèlerins. Sur le plateau chacune des 4 boites est une chambre individuelle avec porte coulissante. Étonnant, et utilisé d’après les locaux.

Finalement l’arrivée sera assez tôt aujourd’hui, 14h15 pour 19km environ. Du coup petit passage par la collégiale, ouverture à 15h. Je file donc au café encore ouvert, grande bière. Je retrouve comme déjà dit les belges Gary, Céline et Emmy qui a opté pour une glace.

Une curiosité de la ville est la collection de chats sculptés en pierre, don d’un artiste local, son nom est sur la dernière photo. Et les chats ont été postés un peu partout dans les ruelles : original. Demain je croise les doigts pour que le temps se maintienne. En attendant je vais préparer mon dîner, car pas de demi pension, et la pluie qui risque de tomber ce soir ne me donne pas envie de sortir. Ce sera raviolis !!! Hummmmm 😂