De Saint Gervais sur Mare à Murat sur Vebre la théorie annonce 22km assez facile … mouais, à voir !
En attendant, hier soir c’est diner de groupe à la pizzéria du village, 10 places, avec Philippe et Thomas en premier plan, Colleen et Sacha et Dimitri, au fond Youssef avec Jeanne et Agathe, à droite et au fond deux belges, Elly et Toon (Antoon en fait). Tout ce petit monde se suit depuis quelques jours, manquent Anne-Sophie et les deux espagnols restés dîner au gîte.
Le village est assez mignon avec quelques clins d’œil comme cette vieille pompe reconvertie, ce reste de l’ancienne poste sur la place principale et cette mairie clinquante dans un environnement qui tend plutôt à se défraîchir : étonnant ! Il y a même un ascenseur pour personnes à mobilité réduite !





De façon très étrange hier soir à 18h50 le clocher a sonné une musique surprenante. Si vous avez le titre je prends …
Démarrage à 8h ce matin, la météo nous gâte encore avec ce ciel bleu, juste quelques nuages et la lune pas encore couchée. Passage par la boulangerie pour un sandwich ce midi et une douceur … vous verrez bien.






Et c’est parti pour une première ascension, petit chemin de forêt, avec une belle pente, puis une voie forestière et de nouveau en forêt, ça grimpe.






La tempête de cet hiver a fait souffrir les arbres, beaucoup sont à terre, certains ont eu des passés tumultueux : foudre ? feu ? Ils ont des allures étranges.






Je fais une pause à Andabre, alt 376m (on va monter à 1000m), au bord de l’eau et je déguste mon premier pain au chocolat depuis 10 jours.




Toute la matinée le chemin passe le long ou au travers de petits ruisseaux plus ou moins formés, il y a pas mal d’eau dans le coin. Le Nougayrol me fait penser à Nougaro, les sonorités sont proches. 2h déjà et un peu plus de 7km, le rythme est bon.






Castanet-le-haut est vraiment mignon comme petit village. Quelques maisons ont des façades finies en ardoises, de larges plaques, je n’avais jamais rencontré cela, sans doute très local. Un intrus à quatre pattes s’est glissé dans les photos, il me regardait passer d’un œil curieux, image destinée à une personne qui se reconnaîtra. La dernière maison du village s’appelle la Planque et j’avoue qu’ainsi placée ce n’est pas une contre vérité. Son jardin donne sur la rivière, un coin bien tranquille.











Après ce village une voie forestière plus calme amène jusqu’à une ancienne bergerie rénovée. Mais juste après de nouveau un sentier qui ressemble à une face d’escalade, j’exagère, nous amène sur une vue magnifique. Durs efforts qui valent le détour.










Et pour couronner cela le chemin s’enfonce entre les arbres, effort redoublé, je suis bien exténué. Le 1km en près de 20mn !!!




J’en profite pour faire une pause pomme, quel délice !!! Les décors sont superbes vraiment. Je croise la première limace … et pourtant il n’a pas plut.






Sur le chemin de Grateloup je me dis qu’avant de le gratter Il faudrait le croiser le loup … Bon je n’y tiens pas non plus spécialement. Peu avant midi après presque 4h et près de 15km je fais la pause déjeuner, un banc présent à juste propos me tend les bras. Je déguste mon sandwich au jambon de pays devant ce paysage.






Je redémarre tranquillement, direction le col a 888m. Le chemin débouche sur une halte où je peux prendre un bon café, 30mn de pause au soleil, bientôt le point culminant à 2 km de cette matinée et ensuite la descente.






Le chemin glisse maintenant entre des frènes, le sol est tapissé de leurs feuilles mortes, un vrai délice pour les pieds. Le pic d’altitude à un peu plus de 1000m est passé.






J’effectue une descente éclair en 11mn30 au km, en mode skieur de télémark … juste parce que le chemin est une moquette de feuille … A l’arrivée c’est une vue dégagée sur le vallée et au loin des montagnes, sans doute vers les Causses.








C’est sous un ciel toujours bien clément que s’achève cette journée, l’arrivée à Murat sur Vèbre me permet par hasard de rencontrer le traiteur, Olivier, qui nous fera le repas prévu pour le gîte à neuf personnes. Au menu asperges, poisson et gratin de choux fleur, choux perdus (façon pain perdu mais avec des choux) sauce caramel salé. Pantagruélique.
Je lui ai pris des nectarines délicieuses que je vais goûter avec un bon thé après le rituel : douche, entretien des pneumatiques (comprendre massage des pieds à la crème Akileine Relax), et lessive. Et voici une bonne journée finie, moins dure … mais quand même !








