Départ de Lunas, une autre petite bourgade endormie comme beaucoup de celles visitées, pour une journée longue. Je croise ces pubs anciennes toujours accrochées aux portes, une autre époque. A 7h30 sur le chemin pour 28km et du dénivelé à revendre. Optimiste !







Coup de chance à nouveau la météo est favorable, un peu de fraîcheur, mais je sais que je vais vite avoir chaud, très chaud. A la hauteur de l’Orb, petite rivière à la sortie de Lunas, je constate que je ne suis plus très loin du lac Salagou. A l’angle d’une maison une bonne âme a déposé ces indications de directions pour ne pas se tromper de chemin.








Après 3km et au delà de cette maison ça commence très fort. En fait ce sont 4km de montée sur un petit sentier de forêt avec une pente d’enfer et des cailloux qui roulent partout. Un vrai coupe jarret ! Le spectacle vaut le chemin : les châtaigniers ont remplacé les figuiers. Ce n’est plus le même sous bois.






Ensuite c’est une piste de forêt, large et souple comme revêtement, sur 8km. Paysages superbes et changement de végétation. On passe aux pins avec l’altitude.




On enchaîne les cols : 592m, 625m, 666m, 700m, en pente douce.






Les 3 derniers km sont plus ardus, toujours sur la piste forestière. La température se rafraîchit. Je me pose à 11h30 après 4h d’une bonne marche, à près de 1000m pour un repas réparateur.









Après avoir repris des forces c’est le départ pour la descente, 10km vers Saint Gervais sur Mare. Comme pour la montée cela débute avec des grandes allées forestières, tranquille cool. Jusqu’au hameau de Mècle tout va bien, bon rythme.











Après le hameau c’est une autre histoire : de nouveau des petits chemins étroits et pierreux. Avec la fatigue il faut redoubler de prudence pour ne pas se tordre une cheville, les articulations souffrent. La fin du chemin est très difficile.




Au détour d’un dernier virage la destination apparaît enfin, village blotti au creux d’un vallon. Dernier chemin, derniers cailloux et efforts avant de retrouver le plancher des vaches. Durant toute cette journée passée presque seul à marcher je me suis senti déconnecté totalement, à l’écoute du corps dans cet effort long et exigeant, et au final c’est comme un atterrissage lorsque l’arrivée est effective.
L’ancien cinéma, désormais fermé, a connu une rénovation avec cette fresque honorant Belmondo. Le secrétaire de mairie faisant l’accueil du gîte m’explique que son fils, Paul Belmondo, a fait l’inauguration en 2025. Dommage que l’activité n’y soit plus maintenue, c’est une salle communale maintenant.



