Le tracé du jour va m’amener de Gimont à Roquetaillade, un peu avant Montaigut. Philipe quitte le gîte en même temps, nous parcourons les 2-3 premiers kilomètres ensemble puis il avancera plus vite. En outre il dormira lui à Montaigut, moi un peu avant faute de place restante dans son hébergement. Mais j’peux pas j’ai piscine …
L’église gothique médiévale de Gimont du 14eme domine avec sa tour octogonale qui elle a été montée bien plus tard et finie au 17eme. C’est jour de marché sous les halles et à 8h15 cela s’affaire déjà. Nous avons pris des sandwiches pour le midi à la boulangerie du petit déjeuner : café chocolatine ! A la sortie de Gimont la Chapelle Notre Dame de Cahuzac est ouverte, une rareté désormais. Je croise un molosse qui a failli oublier de me regarder fixement sans aboyer ??? Pour ce début de matinée le ciel est un peu couvert mais il fait bon, je ne doute pas que cela va vite se lever. Petit rappel que nous sommes dans le Gers, capitale de la bonne bouffe en France, non ?










Je retrouve la tondeuse géante un peu plus loin dans le chemin. Hier ils ont cassé un axe, du coup réparation ce matin et s’est reparti. Je le doublerai car il fait sans cesse des allers retours avec sa chenillette. Je suis ravi du chemin qui alterne entre sentier des champs et petite route bitumée sans voiture. Un vol de héron décolle au loin, un peu plus tard c’est un rapace qui finit par quitter son perchoir.












Les paysages sont vallonnés et le regard ne se lasse pas de les détailler aussi loin que possible avec ce ciel qui peu à peu étire ses nuages pour dévoiler un bleu annonciateur de chaleur à venir. Peu de troupeaux de vaches mais quelques unes tout de même à la bouille bien sympathique. A l’Isle-Arné c’est pause croissant, vers 10h30 et 10km.






Après l’église de Paillan, toute petite et fermée, j’arrive à Lussan, avec son église tout aussi fermée. Elles sont très similaires dans leur architecture. Le restaurant du village est aussi fermé, le chef a une douleur à l’épaule, impossible d’ouvrir ce midi, la patronne appelle les clients pour annuler, et accepte de me servir un Perrier. C’est fou !! Non ?? Je mange mon sandwich ensuite au pied de l’église, à l’ombre.
Puis arrive Saverio, italien rencontré au gîte de l’écluse du sanglier, avant Toulouse. Il a déposé à l’aéroport son épouse rentrée en Sardaigne après quelques jours ensemble sur le chemin, et lui enchaîne des étapes de 40km et plus … une machine !! Puis ce sont Éric et Gilbert, de Royan, qui eux ont débuté plus lentement, leur progression est plus difficile.







Le sentier est très herbeux, la tondeuse n’est pas encore passée il y en aurait besoin. Il longe un étang. Je vous laisse écouter la cacophonie des batraciens.




Au détour de Lussan il me reste une heure de marche environ, je flâne donc un peu tranquillement.






Petite étape de 19km, demain ce sera une autre histoire avec 26km. Mais du coup j’en profite cet après midi. Où serai-je demain ? Je ne sais pas j’ai piscine pour l’instant …



