Au réveil le premier réflexe est de regarder le ciel au dehors pour évaluer la météo. Bon il ne pleut pas encore, vent léger. Je croise les doigts … espoir modéré. Un lièvre surgit dans la prairie en face. Petit déjeuner auprès du feu de la cheminée qui a séché mes effets personnels durant la nuit après la lessive. C’est très agréable, pas vraiment envie d’aller affronter les éléments. Finalement le paquetage est refait, c’est rapide, surtout ne rien oublier. Pour aujourd’hui ce sera pantalon, tee-shirt, parka pluie et la cape ensuite. Les escargots sont à la fête : ils sont dans leur élément !! Maurice et marcel, ou marcel et maurice j’ai un doute ils sont jumeaux, sont de sortie justement.








Équipé, casquette et cape vissées sur la tête, je pars vers 8h15. Je profite pendant 30mn du temps clément, mais rapidement cela va se dégrader. L’arc en ciel au fond indique la présence d’eau en continu.













Et l’eau en continu m’est tombée dessus. Le chemin est « facile » tout plat le long du canal du midi, avec quelques écluses en pointillés sur le parcours. Une heure de pluie sans discontinuer. J’ai froid aux genoux sur lesquels l’eau de la cape ruisselle. Je sais que dès la fin de la pluie cela séchera vite mais tout de même c’est froid. Par contre la voie verte est doublée de l’autoroute sur ma droite… c’est bruyant. J’écoute le podcast de Hervé Pauchon puis les maitres du mystère, cela divertit et coupe ce vacarme automobile. Je croise deux ou trois bateaux, un aviron en double. Les allées de platanes sont majestueuses, la pluie a cessé au bout d’une heure, elle reprendra par à coups. Le canal enjambe une rivière qui passe sous celui-ci aménagé en pont : belle prouesse pour l’époque, 1681 respect !

















Petite pause café vers 11h, puis arrive midi et à l’écluse de Laval se niche un petit resto, personne encore. Je décide de me requinquer, me réchauffer. Au menu la petite bière pour se délasser, magret de canard et frites maison, tarte citron et café : le bonheur !!!






Après ce repas bien réparateur une petite heure de marche m’attends, 5km d’ici à l’écluse du sanglier. Pour la petite histoire elle s’appelle ainsi car lors de la construction du canal les bords s’effondraient toutes les nuits. Dés lors les ouvriers ont pactisé avec le diable pour lui promettre une âme s’il empêchait les destructions nocturnes. Une fois la section finie les ouvriers firent passer un sanglier qui fut ainsi la première âme à franchir l’écluse, puis vouée au diable et ainsi fut nommée l’écluse.
En attendant d’y être le soleil est réapparu et ça c’est une bonne nouvelle. Philipe, l’ami belge, m’a rattrapé après le déjeuner, il a avalé 25km quand j’en faisais 17 … Il fait de grands pas … on se retrouvera à l’étape.











Et l’écluse du sanglier la voici arrivée. Odile et Thierry y font l’accueil, je retrouve Philippe et aussi Andreas, ainsi qu’un couple d’italiens. Et a côté d’une écluse qu’est-ce qu’il passe ? Des bateaux … Donc on regarde les bateaux entrer dans l’écluse, l’eau monte ou descend, le bateau suit le mouvement avec l’eau, puis il sort de l’écluse. C’est lent. C’est reposant. Par contre les automatismes de l’écluse tombent en panne, et fréquemment un spécialiste doit venir les activer manuellement : le dernier batelier passé râle des dysfonctionnements alors que les éclusiers sont supprimés : les automates sont pour lui la fin du canal …


















Recommandation musicale du jour extraite de la playlist entendue au resto ce midi, Ecluse 12 que je recommande chaudement :