Au diable Vauvert !

Aller au diable Vauvert, c’est aller très loin. Et j’y suis à Vauvert au terme de cette étape. Mais il me reste pas mal de chemin pour atteindre la destination finale. Il y a d’autres explications sur cette expression, mais la ville de Vauvert en est une parmi celles-ci.

Donc celle-ci était assez courte avec 19km et quelques. Au départ, j’ai retrouvé sur les pavés de Saint Gilles une marque du chemin de Compostelle, la même qu’au pied de la tour Saint Jacques à Paris. À la sortie de la ville, il faut emprunter le chemin du cougourlier, nom d’un marais dans lequel les manades locales ont leurs taureaux d’élevage. Le profil du marcheur prodigue des indications sur la direction et les distances avant les prochaines étapes. Et cette belle vache n’est pas de celles qui courent dans les arènes, elle est plutôt comme ses copines de l’Aubrac.

Les cultures du coin sont uniquement de la vigne et des vergers d’abricot, de cerisiers. Et étonnamment, des vignes nouvelles sont encore plantées…

Un patou surveille nonchalamment la route que nous empruntons et j’avoue ne jamais être à l’aise avec ces chiens… je passe bien à l’écart. Le chemin nous fait suivre un canal qui irrigue ces immenses plantations, d’énormes barrières gèrent le débit.

Les hirondelles filent sur ce canal et se réfugient sous les ponts pour nicher.

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À mi-chemin entre St Gilles et Vauvert, un nouveau marcheur nous fait signe. La région Occitanie, dont la croix orne les ponts, consacre bien ce parcours en organisant les balises de direction. Ce rouleau croisé en chemin conviendrait parfaitement pour aplanir mon gazon aussi bien que notre piste d’aéromodélisme au sein de mon club.

Les travaux agricoles dans les parcelles vont bon train ce matin, pas contre-méfiance avec les dispersions de fongicide sur les arbres fruitiers… Les conducteurs d’engins sont équipés de masques à gaz qui n’ont rien à envier à ceux de 14-18 !

Et voici les chevaux et les vaches typiques de la région de la Camargue qui se trouve à moins de 10km. D’ailleurs, les moustiques sont bien présents aussi.

En arrivant sur Vauvert, je ne manque pas cette fleur d’églantier et ce figuier dont les odeurs sont si douces. Je déjeune d’un sandwich en compagnie d’un personnage qui nous accueille à l’entrée de la ville sur le chemin.

Une fois entré dans la ville ce sont des pavés de la voie Tolosana, nom consacré de la voie d’Arles, que je retrouve. Bizarrement je coupe la rue Barbes mais je ne suis pas à Paris !!!

Il y a Vauvert un arène de courses de taureaux, je ne pense pas qu’il y ait des corridas. Néanmoins en face de l’entrée des arènes, de l’autre côté du parking, on trouve un vétérinaire !!! Pas vu de plaque pour un médecin ….

2km après Vauvert me voici rendu dans le gîte Echo-vert de ce soir … c’est un peu la cour des miracles. On verra demain !

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